AUX FUTURS PROFESSEURS OU NON:
Arrivé(e) au terme de longues études, sans doute vous penchez-vous sur les joies et les peines, les révoltes et les découvertes qui ont jalonné votre parcours d'étudiant(e). Et vous vous dites: finie l'école!
Pas si vite...elle ne vous lâchera pas. Que vous choississiez ou non d'enseigner, vous vous heurterez au gigantesque enjeu que constitue l'éducation. Citoyen, jeune parent, membre d'une équipe de travail, chercheur, responsable d'entreprise, ou tout simplement contribuable, vous en subirez les faiblesses ou vous en exploiterez les ressources. Et, pour comble, votre parcours professionnel dépendera à nouveau, et souvent, du tableau noir, fût-ce dans la version sans cesse actualisée d'un écran d'ordinateur!
Donc, s'il est vrai qu'une société n'a jamais que l'école qu'elle mérite, c'est à vous qu'incombe dès aujourd'hui le soin d'en assurer la qualité. Ceux qui vous précèdent ont trop souvent sacrifié notre système éducatif à des préoccupations budgétaires, notamment en écartant les licenciés du secondaire inférieur. Mais ce qu'une mesure a fait, une autre peut le défaire: l'accroissement de la demande éducative et l'élévation des niveaux de formation réclament des enseignants de grande qualité, non seulement pédagogique, mais surtout scientifique.
Ceux d'entre vous qui se sentent appelès par ce merveilleux métier - cette vocation! - devront se battre pour mettre leurs compétences au service d'une société plus efficace, plus juste et plus ouverte; c'est par vous que l'école laïque et démocratique assurera dès le plus jeune âge l'initiation aux valeurs que défend notre université. Votre double formation de licenciés préparés à la recherche et d'agrégés sensibilisés à la pédagogie reste un des meilleurs atouts de notre enseignement: tôt ou tard, la politique éducative d'un pays qui ne peut guère compter que sur ses ressources humaines exigera ce haut niveau de compétence. A vous de le démontrer, avec vigueur et talent!

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